Morning Minute est une newsletter quotidienne écrite par Tyler Warner. Les analyses et opinions exprimées sont les siennes et ne reflètent pas nécessairement celles de Decrypt.

GM !

Les principales nouvelles du jour :

  • Les grandes cryptomonnaies hésitent avant l'IPC, ETH mène ; BTC à 64 000 $
  • La SEC prévoit d'avancer vendredi sur la réglementation des cryptos, y compris les titres tokenisés
  • Robinhood Chain génère 10 fois les revenus de Base, la TVL approche 500 millions de dollars
  • L'exploit de Harmony a conduit à la frappe de 26 % de l'offre
  • La CFTC invoque son autorité d'urgence pour maintenir Kalshi en activité dans l'État de New York

⚖️ La CFTC protège Kalshi de New York, alors que ses revenus doublent

Le gouvernement fédéral vient d'annuler la décision d'un État qui tentait de fermer un marché de prédiction.

La CFTC a invoqué son « autorité d'urgence » mardi pour ordonner à Kalshi de continuer à opérer à New York, quelques jours après que la procureure générale Letitia James a intenté une action en justice pour bloquer ses contrats sportifs. Kalshi a demandé au régulateur d'intervenir, et il l'a fait.

Les enjeux sont énormes. Selon The Information, Kalshi a dépassé un rythme de revenus annualisés de 4 milliards de dollars, soit le double de son niveau d'il y a deux mois, et lève des fonds à une valorisation de 40 milliards de dollars. Les États tentent donc de la freiner au moment même où elle devient l'une des entreprises à la croissance la plus rapide du secteur financier.

New York affirme que les marchés de prédiction sportive sont des jeux d'argent qui contournent les licences et les taxes de l'État, des revenus qui, selon elle, financent les écoles et les programmes de lutte contre le jeu problématique. La CFTC rétorque qu'il s'agit de swaps réglementés au niveau fédéral. Le président Mike Selig, un nommé de Trump favorable aux cryptos, a déclaré que « le Congrès n'avait pas prévu que les bourses de produits dérivés soient réglementées par un patchwork de lois étatiques sur les jeux », accusant New York de tenter de faire « dépérir les contrats sous son rideau de fer de lois étatiques sur les jeux ». Il a fait valoir qu'il s'agit de marchés financiers interétatiques que New York « n'a pas à réglementer ».

C'est désormais un schéma récurrent. C'est la troisième intervention de la CFTC en faveur de Kalshi après une action similaire au Michigan, et elle a également poursuivi New York directement. Mais les affaires sous-jacentes ne sont pas résolues, et un juge a déjà statué contre la demande de Kalshi de suspendre le procès. Pendant ce temps, Kalshi continue d'afficher des revenus en hausse et de lever des fonds à des valorisations de plus en plus élevées.

Tout le pari repose désormais sur une seule question : une licence fédérale permet-elle à ces plateformes de fonctionner à l'échelle nationale, ou chaque régulateur d'État dispose-t-il d'un droit de veto ? La CFTC vient de mettre tout son poids derrière la première réponse, et avec des revenus qui doublent, les deux camps ont des milliards de raisons de gagner.