En bref

  • La SEC a annulé la réunion de vendredi, au cours de laquelle les commissaires devaient voter sur la proposition d'un régime d'offre adapté aux actifs cryptographiques.
  • Un porte-parole a cité « un problème d'emploi du temps imprévu », sans annoncer de date de remplacement.
  • Cela aurait été la première réglementation spécifique aux cryptomonnaies de l'agence, et aurait suivi le départ du Sénat en pause sans faire avancer la loi Clarity.

La Securities and Exchange Commission a annulé une réunion publique prévue vendredi matin, au cours de laquelle ses trois commissaires devaient voter sur la proposition des premières règles spécifiques aux cryptomonnaies de l'agence, Reuters a rapporté jeudi.

L'avis officiel, publié en vertu du Sunshine Act et signé par la secrétaire de la SEC, Vanessa Countryman, indique seulement que la réunion « a été annulée », sans mentionner de nouvelle date. Un porte-parole a par ailleurs déclaré aux journalistes que la session serait reportée à une date ultérieure « en raison d'un problème d'emploi du temps imprévu », sans donner de détails.

La commission avait daté son avis initial du 10 août, donnant environ trois jours ouvrables de préavis, avec un seul point à l'ordre du jour.

Les commissaires devaient décider s'ils publieraient pour commentaires un ensemble d'exemptions permettant aux startups cryptographiques de lever des capitaux sans se conformer aux règles traditionnelles d'offre de titres, une porte de sortie de l'enregistrement que les fondateurs recherchent depuis des années. Un vote n'aurait rien créé de contraignant, seulement ouvert une proposition aux commentaires du public, mais cela aurait été la première fois que l'agence tentait une réglementation spécifique aux cryptomonnaies plutôt que d'appliquer la législation existante sur les valeurs mobilières.

La réunion avait été annoncée lundi, quatre jours à l'avance plutôt que la semaine habituelle, et a été largement interprétée comme la SEC comblant le vide laissé par le départ du Sénat samedi pour une pause de cinq semaines sans faire avancer la loi Clarity.